
L'EXIL C'EST LA VILLE
Les rochers, de ma fenêtre
Vus du trentième étage,
Ont grie mine dans ma tête
Egarée dans les nuages.
C'est l'exil...
La mer est loin d'ici
Sûrement à marée basse,
Des Portes de Paris
Je l'entends à Montparnasse.
La grande ville...
Elle rugit comme un écho
Sous mes pieds que j'y danse,
Dans les bouches du métro
Divague ma transhumance.
C'est l'exil...
A Paname les pigeons
Envient les goélands,
A défaut de goémons
Ils bouffent les excréments
De la ville...
C'est l'exil
La grande ville
Et l'agonie
De mon pays.
C'est le mal
La Capitale
La mort indigne
D'une origine.
Ô c'est l'exil
La grande ville...
C'est l'exil
La grande ville
Et c'est l'oubli
De ma Patrie.
C'est le mal
La Capitale
Mes pas m'éloignent
De ma Bretagne.
Ô c'est l'exil
La grand ville.
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