Ce fut

CE FUT

 

Ce fut le vent
Qui balaya
Les bidonvilles.
En un instant
Il arracha
Le toit des villes.

Ce fut la pluie
Qui inonda
Les patûrages.
En une nuit
Elle noya
Prés et bocages.

Ce fut le feu
Qui dévasta
Bois et collines.
Dans la nuit bleue
Il calcina
Jusqu'aux racines.

Ce fut la faim
Qui décima
Les peuples noirs.
Dans un festin
Elle avala
Les maigres corps.

Contre tout châtiment de l'Homme
La plus forte est la Nature,
Il la détruit et l'empoisonne
Mais elle renaît de ses blessures.

Combien faudra t-il encore
De défis lancés au temps?
Combien faudra t-il de morts
Pour comprendre que l'on est perdant?

Ce fut le froid
Qui menaça
Les sans abris.
Dans le frimas
Il emporta
Les mal lotis.

Ce fut la Terre
Qui ravagea
Les continents.
Dans la colère
Elle trembla
Aux quatre vents.

Ce fut la mer
Qui emporta
Digues et jetées.
En un éclair
Elle immergea
Les bas quartiers.

Ce fut la neige
Qui déboula
Dans la vallée.
Sous le soleil
Elle s'engouffra
Dans les chalets.

Contre tout châtiment de l'Homme
La plus forte est la Nature,
Il la détruit et l'empoisonne
Mais elle renaît de ses blessures.

Combien faudra t-il encore
De défis lancés au temps?
Combien faudra t-il de morts
Pour comprendre que l'on est perdant?

Mais ce fut l'Homme
Qui condamna
Ses propres frères.
Pour un royaume
Il déclencha
La troisième guerre.

Oui ce fut le fou
Qui appuya
Sur le bouton.
Et d'un seul coup
S'extermina
Par l'explosion...

 

 

 

 

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