
ET L'ENFANCE A DISPARUE
Et l'enfance a disparue
L'absence est revenue
L'indifférence de tes seins nus
M'invite à la réalité.
Et le miroir se brise
Sur mes jeunes années,
Ma nostalgie s'éternise
A l'ombre de mes pensée.
La sénilité nous rappelle
Moi vieux fou, toi plus belle,
Le rendez-vous des vieux qui passent
Dans le couloir de l'hospice
Bien trop vaste, bien trop tiste.
Assis sur un petit banc blanc
Sous un chêne centenaire, ignorant
Un vol d'hirondelle qui passe,
Entre mes rides et mes frissons
Mon âme compte les saisons.
Et l'enfance a disparue
L'absence est revenu
L'indifférence de tes seins nus
M'invite à la réalté.
Et le miroir se brise
Sur mes jeunes années,
Ma nostalgie s'éternise
A l'ombre de mes pensées.
Mon coeur en grand chamboulement
Bat et regrette nos nuits d'antan,
Nos quelques frasques de jeunesse.
Mes yeux se ferment sur ce visage
Ne voulant point trahir ton âge.
Quelques photos jaunies d'enfants
Conservées religieusement
Que mes mains tremblantes caressent
Me donnent un peu d'ivresse encore
Avant de caresser la mort.

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