
L'INNOCENT
Et la nuit l'appelait
De ses cris étranges,
Cris du silence, cris de violence,
Viens qu'elle lui disait
Danser avec les anges.
L'imbécile l'écoutait
Perdu dans ses rêves
Rêves d'enfance, rêves d'innocence,
Et l'idiot croyait
En ce drôle de manège.
En dépit de sa mère
Il sortait plus souvent,
En l'absence de son père
Il provoquait l'enfant...Qu'il était.
Et la nuit l'attirait
Par ses airs magiques
Air de lumière, air de mystère,
Ses filles l'invitaient
Dans des bals euphoriques.
L'ignorant se pliait
A la force des ombres
Forces du mal, force immorale,
L'idiot devenait
Le jouait de ces blondes.
Par défit de sa mère
Il rentrait moins souvent,
En souvenir de son père
Il malmenait l'enfant...Qu'il était.
Et la nuit le changeait
En diable d'insolence,
Diable dément, diable de sang,
Viens dans la fumée
Trouver ton existence.
L'innocent se cachait
Derrière un masque blanc,
Masque sans corps, masque de mort,
L'idiot se vendait
Pour gagner de l'argent.
En refus de sa mère
Il fumait plus souvent,
Par la haine de son père
Il assassinait l'enfant...Qu'il était.
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