
SANS COULEUR
Le cinéma
De grand papa
Du bon vieux temps
Du noir et blanc,
Ecran magique
Et fantastique
Se reflétait
Sur mon passé...
Sans couleur
Aux murs ternes
Lamentés
Du malheur,
Telle une reine
Couronnée
Par erreur,
Trouve la haine
Au Palais
Sans couleur.
Et le piano
Tape en solo
Ses blanches, ses noires,
C'est du Mozart.
La nostalgie
D'une symphonie
Sur le clavier
Lasse mes idées...
Sans couleur,
Un bar terne
Fréquenté
De dealers,
Dans Harlem
Enfumé
De douleur,
Un noir peine
A chanter
Sans couleur.
L'hiver venu
Les arbres nus
Dans le silence
Noir, m'offense.
Le blanc tapis
Couvre ma vie
De mes souvenirs
A mon avenir...
Sans couleur,
Les yeux ternes
Inondés
De mes pleurs
Mettent un terme
Au regret
Du bonheur,
Ils se ferment
Sur un rêve
En couleur.
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