Mémoire a nos pères (ClaudeC)

MEMOIRE A NOS PERES

 

Vous étiez en cet instant
ni bleu, ni blanc,
simplement égaux tachés de rouge.
Là, allongés dans notre pré vert
adossé contre une souche brûlée par la poudre noire
près du gué ou jadis, derrière, les blés jaunes
enluminaient l'avant du bocage.
Ah la belle affaire!
pour un roi, pour une république
qu'aviez-vous, chers Pères,
à réclamer comme supplique
ainsi main dans la main
vous étreignant une dernière fois
sans avoir pu vous aimer le lendemain.
Malgré votre foi
du devoir d'homme aveugle accompli
afin que puisse vivre dans l'amour
vos enfants parmi un monde sans oubli
ou la haine aurait été bannie pour toujours.

Les cris, les canons s'étant tus
Ce fût le grand silence.
Etait-ce la grande récompense pour ces battus
après tant de haine, de souffrance?

Ainsi va la vie, le gué regardait ses rives lissées par l'eau
les rejetons reformèrent des buissons, les arbres pleureurs cicatrisèrent leurs plaies, les blés étraignirent à nouveaux les coquelicots....
Et vos enfants choisir un "EMPEREUR"

 

(ClaudeC)

 

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 01/12/2008